Plonéour-Lanvern : la chapelle Notre-Dame de Languivoa

Vitrail sud, effet de lumièreLe clocher de la chapelle de Languivoa

Historique

Edifiée à la fin du XIIIe siècle à l’initiative de l’abbé de Landévennec, Jean de Languéouez, seigneur de Lescoulouarn, la chapelle N.D. de Languivoa a été remaniée à la fin du XIVe puis au XVIIe siècle, avant de subir la destruction de la flèche en 1675, pour avoir sonné le tocsin de la Révolte des Bonnets Rouges.

Une grande campagne de restauration de l’édifice a été menée de 1967 à 1983.

Le clocher édifié en 1636

Le portail ouest de la chapelle de Languivoa

La chapelle primitive de Notre-Dame de Languivoa en Plonéour-Lanvern daterait de la fin XIIIe siècle, ou du début du XIVe siècle. Sa fondation est attribuée aux familles des Lescoulouarn et des Languéouez. Jean de Languéouez, seigneur de Lescoulouarn et abbé de l'abbaye de Landévennec, dont dépend le prieuré de Lanvern, aurait financé la construction de la chapelle. Celle-ci a été édifiée sur les terres des Languéouez.

Un des deux écussons placés sous la galerie du clocher qui date du XVIIe siècle, associe les armes des Marc'hallac'h-Tréouron et des Lescoulouarn.

Le chevet a été reconstruit vers 1386, date de la bulle pontificale octroyée pour financer la restauration de l'édifice.

La nef date du XVIIe siècle, comme les portails sud et ouest, construits respectivement en 1634, et 1638. En 1636 est édifié le clocher dont la flèche est détruite en 1675, en représailles contre la Révolte des Bonnets Rouges.

Lorsque les travaux de restaurations débutèrent en 1967, la chapelle était en ruine, et ne possédait plus de toiture. Une association a œuvré jusqu'à la prise en charge des travaux et la réhabilitation complète de l'édifice par la commune et le département en 1983.

La nef du XVIIe siécle

Architecture

La parenté de N.D de Languivoa avec l’école de Pont-Croix se situe au niveau du chevet des chapelles nord et sud. Les piles engagées de huit colonnettes sont surmontées d’arcs en plein cintre, constitués de tores.

La corbeille des chapiteaux, décorée de feuillages, s’éloigne en revanche de ce style.

La chapelle de Languivoa est composé d'une nef à trois vaisseaux, qui s'étend sur trois travées, et d'un chevet plat de deux travées, encadré par deux chapelles latérales.

Vue sur les élévations, la charpente et le vitrail

Entrelacs d'arcades, en plein cintre ou arc brisé

La nef centrale est soutenue par une série d'arcs brisés qui retombent en pénétration dans des piles monocylindriques. Ces caractéristiques du gothique flamboyant pourraient faire remonter sa datation au XVIe siècle. Les portails ouest et sud sont de style classique.

Le chevet et les chapelles latérales relèvent du style architectural de Pont-Croix. Les deux travées du chevet, ainsi que les arcades des chapelles nord et sud sont soutenues par des piles flanquées de huit colonnettes.

L'ensemble des arcs est en plein cintre, à l'exception de celui de la travée occidentale du chevet qui est brisé. À ces caractéristiques s'ajoute le faisceau de tores sculpté au sein des archivoltes.

Les chapiteaux sont différents du style sobre de Pont-Croix. Ils se parent de feuillages, et se découpent, en réponse à la disposition des colonnes, en huit faces.

Forme « bec de sifflet » caractéristique