Pouldreuzic : la chapelle Notre-Dame de Penhors

Surprenant visage sculpté dans l'un des chapiteaux

Historique

Dans un cadre exceptionnel, face à la baie d'Audierne, la chapelle N.D. de Penhors aurait été construite à la fin du XIIIe siècle, refaite au XVe et agrandie au XVIe siècle. Le pardon de Penhors est l'un des plus importants du pays Bigouden.

La chapelle de Penhors, entourée de son enclos

Calvaire du XVIe siècle

La chapelle de Penhors, face à la mer, est entourée par un enclos important. A l’entrée de cet enclos se dressent deux monuments : une porte triomphale et un calvaire datant du XVIe siècle.

La chapelle elle-même est mentionnée pour la première fois, en 1540, par le prieur de Locmaria de Quimper, qui avait droit de fief et de « seigneurie » sur plusieurs portions de la paroisse de Pouldreuzic.

Les arcades du chevet, datent néanmoins du XIIIe siècle.

La plus grande partie de l’édifice a été reconstruite au XVe siècle. Au XVIe siècle, deux chapelles ont été ajoutées à la nef, au nord et au sud. Le clocheton supporté par l’arc diaphragme, qui sépare la nef du chevet, a été reconstruit au XIXe siècle, puis en 1927. La dernière restauration date de 1970, peu de temps après le classement de la chapelle comme Monument Historique en 1963.

 La porte triomphale

Architecture

Les quatre travées du côté Nord séparant le choeur du bas-côté sont ponctuées par des piles de l’école de Pont-Croix sur lesquels retombent des arcades simples à double rouleau. Mais, comme à la chapelle de Languidou, les chapiteaux de N.D. de Penhors sont sculptés de motifs différents : des têtes, des fleurs de lys, des étoiles ou encore des feuillages.

Les arcades du chevet

Chapiteau décoré d'un visage

La chapelle de Pouldreuzic comprend un chevet de quatre travées, dont le vaisseau central est flanqué d’un bas-côté au nord. C’est la partie la plus ancienne de la chapelle, qui pourrait dater de la seconde moitié ou à la fin du XIIIe siècle.

Ce chevet est séparé de la nef par un arc diaphragme, établi au XVe ou XVIe siècle au détriment des arcades orientales de la nef primitive, dont on peut apercevoir la trace sur le mur.

Chapiteau décoré de feuillage, dans la chapelle nord

L’attention se concentre sur les arcades du chevet, qui offrent une grande parenté avec le style architectural de Pont-Croix : arcades en plein cintre à double rouleau, piliers à faisceaux de colonnettes, chapiteaux à décor géométrique très sobre.

D’autres piliers présentent des chapiteaux d’un style particulier, avec des motifs différents : étoiles formées de triangles, visages, ou encore, feuilles.

Ce répertoire, qui n’existe pas dans l’église Notre-Dame de Roscudon à Pont-Croix, témoigne donc d’une évolution par rapport à l’édifice considéré comme étant la source du style de Pont-Croix.